Triste 50e anniversaire du 14 juillet 1958...

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Le 14 juillet 1958, 6000 Français musulmans défilaient sur les Champs Elysées.

 

 Après la tournée triomphale, début juin 1958, de De Gaulle en Algérie pour sauver "l'Algérie française", 6000 Français musulmans défilent sur les Champs Elysées le 14 juillet 1958

 Il y a 50 ans, la crise algérienne achevait la IVe République et De Gaulle lui portait le coup de grâce le 4 juin 1958 sur le Forum d'Alger en déclarant : "A partir d'aujourd'hui il y a en Algérie 10 millions de Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs". Pour préparer le vote de la nouvelle Constitution, prévu fin septembre 1958, et les élections législatives de novembre 1958, l'Armée française fit venir à Paris pour le défilé 14 juillet, en un mois, de toutes les villes et villages d'Algérie 4000 anciens combattants Français musulmans de guerres 14-18 et 39-45 accompagnés de 2000 jeunes Français musulmans. Cette présence massive de Français musulmans lors de la Fête nationale avait pour but de montrer l'attachement définitif de l'Algérie à la France. Ils sont hébergés durant deux jours au Chateau de Vincennes et, le 13 juillet au soir, De Gaulle, accompagné de ses ministres, va les saluer et leur témoigner dans son discours de sa volonté de maintenir l'Algérie dans la France. Forts de cet engagement solennel pris publiquement, les Français d'Algérie votèrent massivement pour la nouvelle Constitution et élirent 71 députés dont 46 Français musulmans. L'Assemblée nationale française choisit comme vice-présidant le Bachaga Saïd Boualam, officier français, dont les Harkis ont décimé les bandes FLN de l'Ouarsenis. Cette partie de l'Histoire de France, facilement contrôlable en consultant la presse et les journaux officiels de l'époque, est aujourd'hui totalement occultée pour masqué le "crime d'Etat" que De Gaulle et de son gouvernement accompliront, moins que 4 ans pus tard, avec la complicité du FLN, le 19 mars 1962. Car il existait une autre solution naturelle dans l'évolution politique de l'Algérie. C'était de confier sa destinée aux représentants légalement et démocratiquement élus en 1958 qui furent, alors qu'ils étaient députés ou sénateurs français, écartés des "négociations". Le pouvoir ne voulu reconnaître comme seul représentant des "10 millions de Français d'Algérie" que le FLN dont la cible principale était les musulmans fidèles à la France ! 50 ans après, le Président de la République, son gouvernement, les parlementaires, les intellectuels, les historiens vont-ils encore longtemps couvrir ce "crime contre l'Humanité" dénoncé aujourd'hui par des personnalités de toutes sensibilités ? Les Français vont-ils encore longtemps accepter cette mascarade historique qui consiste à faire croire que l'Algérie d'aujourd'hui, qui n'existait pas en 1943-45, a contribué à la libération de la France en transformant les soldats de l'Armée d'Afrique française en soldats algériens ? A l'occasion de ce 50ème anniversaire du défilé du 14 juillet 1958, le Président Nicolas Sarkozy va t-il remercier le Président algérien Bouteflika d'avoir permis à la France, par le vote des "Algériens" de 1958, de se doter d'une nouvelle Constitution ? Après plus de 50 ans de mensonges et crimes d'Etat, les Français peuvent s'attendre à tout.

 Lors du 14 juillet 1958, plus de 6000 Français musulmans venus d'Algérie témoigner, au risque de leur vie, leur fidélité à la France, descendent les Champs-Elysées sous les acclamations de la foule. Le Président du Conseil, le général de Gaulle, qui leur doit d'avoir retrouvé le pouvoir, en présence du Chef de l'Etat, René Coty, fera arrêter sa voiture pour les saluer et serrer la main de leurs représentants. Que sont-ils devenus aujourd'hui ?

 Photos et films abondent sur cet événement historique et sont facilement accessibles car parus dans tous les médias de juillet 1958. Ils sont aujourd'hui "tabou" pour ne pas contrarier les mythes et légendes imposés au Français depuis 1962 pour masque le "crime d'Etat" du 19 mars 1962.

 

MAIS OU SONT PASSES LES "10 MILLIONS DE FRANCAIS A PART ENTIERE D'ALGERIE" QUI VOTERENT A 96,2% LA CONSTITUTION (LA METROPOLE NE VOTA QU'A 79,2% ! ) ET PERMIRENT AU GENERAL DE GAULLE DE RETROUVER LE POUVOIR EN 1958 ?

 

Source : Jeune Pied-Noir Bernard Coll 


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