Le Chant des Africains frappé d'interdiction préfectorale ?

Publié le par UNP


Lu dans la presse

Le Chant des Africains frappé d'interdiction préfectorale ?

avec les paroles (tradition) ICI


La FNCV, Fédération Nationale des combattants Volontaires, a depuis des lustres, adopté le Chant des Africains pour clôturer dans la ferveur patriotique ses rassemblements, congrès et cérémonies du souvenir. Elle s'interroge à la lecture d'un article paru dans le quotidien "Présent" n° 6744 du 24 décembre 2008, dont l'extrait principal est reproduit ci-après.

Le Chant des Africains plus qu'une simple chanson, un hymne !

Le Chant des Africains, qui est pourtant dans le très officiel Carnet de chants de l'armée française (TFA 107, approuvé sous le n°4159 DEF/EMAJINS/FG/66 du 5 septembre 1985), va-t-il être interdit d'interprétation publique ? C'est ce qu'on peut se demander après un étrange incident survenu le 5 décembre 2008 à Tarbes, ville de garnison qui s'enorgueillit pourtant d'abriter dans ses murs le 1er régiment de hussards parachutistes et le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

Un incident qui a suscité une lettre ouverte de Jacques Torrès, président du CRI (Collectif des rapatriés internautes), aux députés de l'Assemblée Nationale :

« Nos camarades anciens combattants des Hautes-Pyrénées, qui assistaient le 5 décembre 2008, à Tarbes, aux cérémonies du Jour national de mémoire et de recueillement pour les morts pour la France en Afrique du Nord de 1952 à 1962, institué par décret du 26 septembre 2003 et publié au journal officiel du 28 septembre 2003, se sont vu signifier, en la personne du président local de  de l'Union nationale des combattants (UNC), Roland Botron, lieutenant-colonel honoraire […], par le préfet du département, Jean Marie Delage, l'interdiction d'entonner l'hymne Les Africains et même de le faire interpréter par la fanfare militaire. Il semblerait que ce ne soit pas la première fois que cela se produit. »

« Or, cet hymne a depuis des décennies fait partie des œuvres qui étaient   et sont toujours exécutées lors des cérémonies militaires. Le chant est d'ailleurs répertorié à la page 38 du manuel de chants de nos armées. Sous quel prétexte et de quel droit un représentant de la République peut-il, de son propre chef, transgresser nos usages et nos lois ? A moins que ce fonctionnaire, vraisemblablement trop jeune pour avoir vécu l'époque de la guerre d'Algérie, n'ait mordu à pleines dents dans la légende imbécile qui prétend que Les Africains étaient le chant de l'OAS ? […] Nous vous demandons d'intervenir afin que ce type d'agissement, contraire à nos lois et aux usages militaires, soit immédiatement réprimé pour que d'éventuels émules [dudit fonctionnaire] n'en suivent pas le déplorable exemple. Les anciens combattants se sentent injuriés, bafoués et humiliés par un tel comportement. Et ils n'excluent pas de le manifester par des actions publiques si, d'aventure, ils n'étaient pas entendus du pouvoir légal... »

« .Le Chant des Africains est en effet plus qu'une simple chanson c'est un hymne. Celui de l'armée d'Afrique qui, dès 1830, fut de tous les combats en Afrique du Nord, en Afrique noire, dans les Flandres, aux Dardanelles, dans la Somme, à Verdun, au Chemin des Dames, dans les combats de 1939 1940, à Bir Hakeim, en Provence, dans les Vosges, en Alsace, en Allemagne, à Cassino, au Belvédère, en Indochine...»

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