NE PAS CEDER - Editorial LaLettre 8

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EDITORIAL DU PRESIDENT DE L'UNP - LALETTRE N° 8


NE PAS CEDER …

Il y a quelque temps, notamment

lors de l'Assemblée générale

à CAEN, je vous avais fait

part de la forte menace qui

pesait sur les locaux du siège, 16 place Dupleix

à Paris.

Le 30 mai, la mairie de Paris, précisant ses

intentions de reprendre 2 bureaux de l'UNP,

nous a demandé de les quitter pour le 15

septembre 2007. Début juin, elle nous a mis

en demeure d'évacuer ces 2 bureaux par une

sommation d'huissier exécutable à la date

fixée. Nous avons immédiatement saisi un

avocat pour défendre nos intérêts et tenter

d'une part d'obtenir de surseoir à la sommation

de vider les lieux pour le 15 septembre

et d'autre part de prolonger, au minimum,

l'occupation des locaux jusqu'à l'échéance

annuelle de la convention, soit le 19 mai

2008.

Malgré cette démarche de la dernière chance,

nous restons pessimistes sur son issue.

Vous le constatez, l'optimisme n'est pas de

mise…Sur le fond, les arguments fournis par

la mairie de Paris pour récupérer nos bureaux

ne sont ni recevables, ni acceptables.

Dans l'immeuble, nous sommes les seuls

concernés, alors qu'il y a de nombreuses

associations se trouvant dans la même situation

que l'UNP. Curieusement et singulièrement,

nous sommes les seuls visés et touchés

par cette décision d'évacuation qui, si

elle était exécutée, nous mettrait dans une

situation critique particulièrement pénalisante.

Je considère donc que l'UNP est ciblée et

victime d'une telle décision parce qu'elle est,

avant tout, une importante association, la

plus grande, d'Anciens parachutistes. Cet

ostracisme, cette attitude d'hostilité à notre

égard témoignent d'un comportement sectaire

et partial de la mairie de Paris totalement

inacceptable. Quelles que soient les circonstances,

des plus difficiles aux plus douloureuses,

nos Anciens ont toujours fait face dans

l'adversité et la tourmente. Ils ne se sont jamais

résignés. Alors nous les paras d'aujourd'hui,

à la manière des Anciens, nous n'allons

pas subir, nous n'allons pas plier et céder. Malgré

les injonctions, les sommations de la mairie

de Paris, nous devons et pouvons les

conserver. Oui, nous les paras de l'UNP nous

allons faire face, résister et montrer ostensiblement

notre force, notre importance. Le 15

septembre, jour d'exécution de la sommation,

nous occuperons nos bureaux et n'accepterons

pas de les quitter. Nous serons là, calmes,

résolus, mais inflexibles et droits dans nos

bottes de saut…

Le samedi 29 septembre, à partir de 17h,

nombreux, très nombreux, FAIRE FACE… NE PAS SUBIR…

fiers, beaux et motivés,

avec nos camarades des amicales parachutistes,

nous occuperons et remonterons en

chantant les Champs Elysées.

"La rue appartient à celui qui y descend". Ce

29 septembre, les Champs Elysées nous appartiendront.

Nous montrerons aux médias,

Parisiens et spectateurs la force, les valeurs et

la place des Anciens paras. Ce sera la plus

belle et la plus éblouissante réponse à nos

opposants, nos détracteurs. Nous devons réaliser

une imposante démonstration de force, de

puissance. Nous devons notamment montrer à

la mairie de Paris, qui, sans motif fondé et réel,

s'en est pris à nous, que l'UNP est une association

incontournable sur laquelle il faut compter

et qui ne se laisse pas imposer un diktat. Voilà,

je vous ai dit ce que je ressentais profondément

et ce que j'avais sur le coeur. Mais seul,

je ne puis rien. J'ai besoin de votre soutien, de

votre présence et de votre dynamisme. Ensemble,

nous allons FAIRE FACE. Les paras restent

et resteront les soldats de l'impossible et de

l'insolite…Aussi, je compte sur vous pour que

ce 29 septembre les mûrs de la capitale tremblent

sur le passage de nos pas et que les

coeurs des Parisiens s'enflamment . MERCI.

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